Après 5 ans de développement sur son kit de monitoring open source pour phoques moines, de tests, et d’améliorations techniques, la Fondation Octopus est fière d’avoir contribué à un article scientifique sur l’utilisation par les phoques moines des grottes marines pour se reposer (par Joan Gonzalvo), publié le 28 avril 2026 dans Oryx, le journal international sur la protection animale de l’université de Cambridge.
Résumé (Abstract)
Des données historiques suggèrent que le phoque moine de Méditerranée (Monachus monachus), une espèce vulnérable parmi les pinnipèdes les plus menacés, avait coutume de se reposer sur les plages ouvertes. Cependant, ces dernières années, probablement en raison de la perturbation anthropique accrue, l’espèce tend à se réfugier dans des grottes marines isolées, généralement celles qui comportent une ou plusieurs entrées au-dessus ou en dessous du niveau de l’eau, un couloir d’accès, un bassin intérieur et une plage offrant une aire de repos sèche. Nous présentons ici des preuves de l’utilisation par les phoques moines d’un dôme rempli d’air, accessible par un passage sous-marin, où ils restent dans l’eau sans plateforme ni plage pour se reposer. Ces dômes humides, moins accessibles et discrets peuvent non seulement offrir un refuge contre les perturbations humaines, mais aussi servir de sites de repos, en complément des grottes de reproduction et de repos. Les observations rapportées ici suggèrent que les études d’habitat du phoque moine de Méditerranée gagneraient à inclure les dômes sans plage, car elles constituent de précieux sites de repos, notamment dans les zones touristiques où les phoques peuvent être exposés aux perturbations humaines.
